MICHEL MOUILLOT, Maire de Cannes (1989 – 1997)

Michel Mouillot

OMERTA SUR LE DENIS DU DROIT FONDAMENTAL A UN JUGEMENT DANS UN DELAI RAISONNABLE.

Michel Mouillot, Maire de Cannes, est condamné le 10 janvier 1996, conjointement avec Michel Noir, “bilderberger”, Maire de Lyon de 1989-1995, à dix-huit mois de prison avec sursis pour recel d’abus de biens sociaux. Cette condamnation n’a pas empêché la réélection du Maire de Cannes.

Six mois plus tard, le 17 juillet 1996, Michel Mouillot est arrêté et incarcéré pour corruption passive. Il reconnaît avoir reçu des sommes pour son parti politique, mais conteste s’être enrichi. Les mauvaises langues disent qu’il aurait été balancé par son premier adjoint, Maurice Delauney, au préfet Philippe Marland, ambassadeur représentant permanent de la France auprès de l’OCDE et ex-préfet délégué pour la sécurité à Lyon (1992-1993), pour prendre sa place.

Michel Mouillot est libéré à la mi-octobre 1997, suite à une grève de la faim de 60 jours. Le 15 décembre 2004, le procureur Gilles Accomando n’a pas manqué de souligner qu’en janvier 1996, Michel Mouillot avait été condamné une première fois pour “emplois fictifs”. “Cette leçon, visiblement, ne lui a pas été profitable”, a-t-il lancé. On ignore si les faits repprochés, couvrent précisément cette période de 6 mois, entre la première condamnation et la détention préventive pour les faits jugés.

L’ancien Maire de Cannes est condamné pour “corruption, prise illégale d’intérêt, abus de biens sociaux, faux et usage de faux, et emplois fictifs”, à 6 ans de prison le 4 février 2005, soit 7 mois au-delà du délai raisonnable pour être jugé. Cette faute de procédure aurait du anéantir sa condamnation, mais il sera incarcéré 33 mois de plus, dont seuls 7 mois de semi-liberté, jusqu’à sa libération définitive, le 30 août 2007.

Michel Mouillot est reconnu comme étant objet de la plus lourde peine de prison jamais effectuée par un homme politique français : 4 ans, dont 15 mois en détention préventive. Sa condamnation illégale, puisque dépassé le délai raisonnable, a permis de rendre la Mairie à l’opposition.

Il est difficile d’expliquer le dépassement de ce délai de jugement d’un politicien, si ce n’est que le but de lui briser sa carrière politique, d’où présomption d’une campagne électorale qui manque élégance !

Jacqueline de Croÿ

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