Archive for October, 2009

PEDOPHILIE et INJUSTICE : Sauvons FIONA et MILLA de Leurs BOURREAUX !

October 30, 2009

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ACTION DE SOLIDARITE POUR AIDER FIONA ET MILLA

Bonjour,

Je suis Maria-Pia MAOLONI, maman de Fiona (10 ans) et Milla (6ans).

Cela fait plus de 1020 jours que je n’ai plus de nouvelles de mes enfants depuis le 19 mai 2007, jour de leur rapatriement ILLEGAL en Belgique (selon la décision de la Cour de Cassation à Rome, juin 2008) et confiées à leur père et grand-père pédophiles.

A ce jour, je n’ai AUCUNE réponse sur le devenir de mes enfants de la part des institutions belges. Je ne sais pas où elles se trouvent exactement et comment vont-elles, depuis déjà plus de deux ans et demi!

C’est pourquoi, je m’adresse à vous pour vous demander de participer, si vous le souhaitez à une action dite de « solidarité» dans le but que les institutions se mobilisent et m’apportent des informations concrètes sur la situation de Fiona et Milla.

Le principe est simple, il faut envoyer le 8 de chaque mois une lettre déjà rédigée (juste à faire un copier-coller du modèle de lettre ci-dessous) à toutes les institutions nommées ci-dessous.

Plus nous serons nombreux à nous joindre à cette action, plus vous m’aiderez à savoir comment se portent Fiona et Milla et, également dans ma démarche de revoir mes petites filles au plus vite.

Pourriez-vous me confirmer votre participation sur mon adresse email (mariapia@live.fr)?

L’union fait la force, dit-on! En tant que citoyen, nous devons réunir notre énergie pour lutter contre la violence sur nos enfants. Le silence et l’indifférence sont COMPLICES des actes criminels infligés sur mes enfants.

Je vous remercie pour vos démarches qui représentent, à mes yeux, l’espoir que des valeurs d’humanité et de respect pour la vie existent encore chez certaines personnes qui ont le courage de les défendre.

Au nom de Fiona et Milla, je vous remercie infiniment,
Maria-Pia MAOLONI,
Maman de Fiona et Milla
“sauver un enfant, c’est sauver l’humanité entière”
http://sauvons-fiona-et-milla.blogspot.com
http://salvarefionaemilla.blogspot.com

MODELE DE LETTRE A ENVOYER:

J’ai pris connaissance de l’histoire de Mme Maria-Pia MAOLONI et de ses petites filles Fiona et Milla ANTONINI sur Internet.

Je suis stupéfait(e) d’apprendre que ces 2 petites filles enlevées en Italie, sont, à ce jour, séquestrées en Belgique par leur famille paternelle, suspectée d’abus sexuels sur celles-ci.

Leur maman, Maria Pia MAOLONI, n’a plus de nouvelles depuis plus de 1020 jours.

De plus, la famille maternelle qui réside en Belgique ne peut avoir contact avec Fiona et Milla.

Je dois vous dire que j’ai du mal à comprendre pourquoi Fiona et Milla sont aussi bien privées de contact avec leur maman et avec leur famille maternelle depuis autant de temps.

J’ose espérer que vous pourrez m’éclairer sur la question.
Cordialement,

NOM et PRENOM



ADRESSES DES DESTINATAIRES POUR ENVOYER LA LETTRE:

DIRECTION FONCTION ADRESSE EMAIL

Mr BENSAIDA TAOUFIK Directeur de l’aide à jeunesse et du service de protection judiciaire de Mons (Belgique)

taoufik.bensaida@cfwb.be
spj.mons@cfwb.be

Mr DE VOS Bernard Délégué général des droits et des intérets des enfants (Belgique)
dgde@cfwb.be

Mme KLOECK Kristine Directeur général de Child Focus (Belgique)
110@childfocus.org

Mr BARROT Jacques Vice Président de la Commission Européenne
jacques.barrot@ec.europa.eu

Mr DECLERCK Stefaan Ministre de la Justice (Belgique)
stefaan.declerck@just.fgov.be

Mme LAMBOT Laetitia Secrétariat de la Commission de la Déontologie, Direction générale de l’Aide à la jeunesse (Belgique)
laetitia.lambot@cfwb.be

Mme ONKELINX Laurette Vice-Première Ministre et Ministre des Affaires sociales et de la Santé (Belgique)
info@laurette-onkelinx.be

Mr MELCHIOR Wathelet adjoint au Premier Ministre et Secrétaire d’Etat à la Politique des familles
info@wathelet.fed.be

Mr DE GUCHT Karel Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères
info@diplobel.fed.be

Mme Navanethem Pillay Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme
infodesk@ohchr.org

UNICEF
cbu@unicef.be
brussels@unicef.org

AMNESTY INTERNATIONAL
amnestynews@amnesty.fr
webmestre@amnesty.fr

MEDIATEUR EUROPEEN
EO@ombudsman.europa.eu

Mme Dominique ROZENBERG Direction de la Ligue des Droits de l’Homme (Belgique)
drozenberg@liguedh.be
ldh@liguedh.be

Mr JUAN MIGUEL PETIT Rapporteur du respect des droits de l’enfant contre l’exploitation sexuelle et la pédo-criminalité
urgent-action@ohchr.org
tb-petitions@ohchr.org
1503@ohchr.org

Mr Hans-Gert Pöttering Président du Parlement Européen

epbrussels@europarl.europa.eu

Mme Roseline DEMOUSTIER Directeur général du Service Public Fédéral de la Justice (Belgique)

roseline.demoustier@just.fgov.be

Mr Jean GAUTIER Direction générale des affaires Consulaires; Ministère des Affaires Etrangères

jean.gautier@diplobel.fed.be

Mr Andrew DRZEMCZEWSKI Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’Assemblée Parlementaire

andrew.drzemczewski@coe.int

Mr P. Nikiforos DIAMANDOUROS Médiateur Européen

eo@ombudsman.europa.eu

Secrétariat Conseil des Barreaux Européens

cdcj@coe.int


Mme Josiane PAUL Chef de service de la Direction générale
De la Législation et des Libertés et Droits
Fondamentaux; Autorité centrale
d’entraide judiciare Internazionale
en matière civile

rapt-parental@just.fgov.be
kinderontvoering@just.fgov.be

Mr Luis MORENO-OCAMPO Procureur de la Cour Pénale Internationale

otp.informationdesk@icc-cpi.int

AJE, Association des journalistes Européens / section française

contact@ajefrance.com

Mr Francesco CRISAFULLI Co-agent de la Cour Européenne des Droits de l’Homme

francesco.crisafulli@esteri.it

Mr Sandro SIGGIA Ambassade italienne à Bruxelles

segreteria.bruxelles@esteri.it
ambbruxelles@esteri.it

Mr POPONCINI Vice Consul de l’Ambassade Italienne à Mons (Belgique)

segreteria.mons@esteri.it

Mr FRATTINI Ministre des Affaires Etrangères en Italie

segreteria.frattini@esteri.it

Ministère des Affaires Etrangères, Autorité Centrale italienne (Italie)

dgit4@esteri.it

Mme Valeria PROCACCINI Ministero della giustizia; Dipartimento minorile (Italie)

autoritacentrali.dgm@giustizia.it

Mr Italo ORMANNI Capo del dipartimento per
Gli affari di giustizia (Italie)

segrpart.dag@giustizia.it

Mr Pietro MARTELLO Vice capo dipartimento per gli Affari di giustizia (Italia)

vicecapodipartimento.dag@giustiziacert.it

Mr Giovanni Paolo NUVOLI Direzione generale del contenzioso e dei diritti umani (Ministero della Giustizia italiana)

giovannipaolo.nuvoli@giustizia.it

Mme Maria Teresa SARAGNANO Direttore generale della Giustizia civile (Italie)

segreteria.dgcivile.dag@giustizia.it

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RESEAUX PEDOPHILES : La Lutte contre une Pandémie MONDIALE !

October 21, 2009

Il y a seulement quelques mois , la plus grande opération anti pédophiles sur Internet venait de se conclure.

170 personnes arrêtées, 14 enfants sauvés.

Tout a commencé en Australie, dans le Queensland, en 2006. La police découvre, par hasard, une vidéo sexuellement explicite montrant une jeune fille. L’enquête locale va se transformer en une des plus grandes opération anti pédophile de la planète. Une opération d’abord baptisée Koala, puis Joint Hammer.

Cette action va permettre de sauver 14 jeunes filles, dont certains étaient âgées d’à peine 3 ans. Environ 170 personnes ont été arrêtées de part le monde, plus de 60 étaient originaire des Etats-Unis d’Amérique. Sept réseaux dédiés à la pédo-pornographe, des Rings, ont été démantelés. “Et l’enquête est loin d’être terminée” confirme le service presse du Federal Bureau of Investigation (FBI).

Cette action d’envergure a été montée en partenariat avec le Department of Justice (DOJ), l’United States Postal Inspection Service (USPIS), l’U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police Belge, Europol, …

US overview of Operation Joint Hammer

Cyber chasseurs en marche

Tout a donc débuté avec les Autorités du Queensland. La vidéo qu’ils vont découvrir va être ciblée grâce aux langages des personnes filmées. Un dialogue en flamand qui va permettre de remonter la trace du pédophile, un belge. La police de la FCCU, Federal Cyber Crime Unit, va identifier et arrêter l’agresseur. Ce dernier va rapidement fournir sa source, un administrateur italien d’un ring pédo-pornographique. La Guardia di Finanza va mettre la main sur ce webmasteur et faire fermer son site Internet. 50,000 e-mails vont être saisis.

US overview of Operation Joint Hammer

Des courriers électroniques qui vont servir d’ossature à l’opération Joint Hammer. Europol va se cherche de traquer les pédophiles via 28 pays européens, dont la France, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, … Parmi les courriels, 11,000 ont été ciblés aux USA. 700 personnes ont été surveillées à partir de cette base de données. Une surveillance mise en place, sur le sol de l’Oncle Sam, par le FBI, l’USPIS et ICE.

L’enquête est toujours en cours, mais les principaux prédateurs sexuels considérés comme très dangereux ont été arrêtés. L’un d’eux, un américain du New-Jersey, qui caché dans son ordinateur pas moins de 130,000 images d’enfants. Il en produisait aussi avec sa fille de 9 ans. Il a été condamné à près de 20 ans de prison.

cac

GUANTANAMO BELGE : Le Centre de Détention de BRUGES

October 19, 2009

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En jargon judiciaire et en néerlandais, cela s’appelle l‘ »AIBV », à savoir la « section de mesures de sécurité individuelles particulières ». En français, cela pourrait s’appeler un QHS, quartier de haute sécurité. Pour les prisonniers qui y séjournent en Belgique, l’endroit porte un nom plus simple :« Guantanamo ».

Le témoignage d’un jeune prisonnier de Bruges, en Flandre, sur sa vie dans ce type de quartiers souterrains illustre, en tout cas, de manière brutale une pratique que peu de Belges connaissaient et dont la conformité aux droits de l’homme est, au moins, douteuse. Ashraf Sekkaki, 25 ans, est ce qu’on peut appeler une forte tête. Décrit comme très brutal, il a à son actif une dizaine d’attaques de banques et plusieurs actes de violence. Il avait 16 ans quand un juge de la jeunesse s’est dessaisi de son dossier. Depuis, il n’a quitté qu’une fois la prison lors d’une cavale qui a duré cinq mois, en 2003.

Dans des lettres au quotidien De Morgen – qu’il a fait sortir en violation des règlements -, le jeune homme se défend d’avoir jamais utilisé une arme. Mais son comportement, ses menaces et son obstination ont justifié son inscription sur la liste des détenus les plus dangereux du royaume. Il est, depuis juin 2008, l’un des pensionnaires de l’AIBV de Bruges. Cette section que l’on atteint, selon des avocats, après avoir déambulé dans des couloirs longs d’un kilomètre et entrecoupés de points de contrôle, a été créée il y a près d’un an. Ce projet du ministre de la justice, Jo Vandeurzen, chrétien démocrate flamand, se voulait une réponse à l’évasion d’un autre truand célèbre. Et s’ajoutait au« régime extra » déjà en vigueur et réservé aux auteurs de faits graves. L’AIBV compte 10 cellules – dont 6 sont actuellement occupées – et 31 gardiens. Elle aurait un équivalent à la prison wallonne de Lantin, près de Liège.

Dans ses lettres, Ashraf Sekkaki énumère les conditions de sa détention : pas de contact avec l’extérieur, pas de courrier – pas même pour les cours qu’il suit -, pas de visites sauf celle, strictement réglementée et surveillée, de son avocat. Il dit devoir subir deux fouilles corporelles approfondies chaque jour, ainsi qu’une fouille de la cellule, un isolement complet de 23 heures sur 24 avec une « promenade » autorisée dans une sorte de cage grillagée, menottes aux poignets et aux chevilles. Le chauffage n’est pas allumé avant la fin du mois d’octobre. « Je me sens comme dans un laboratoire où l’on voudrait tester jusqu’où l’on peut aller », a expliqué le jeune truand.

Exagération ? « Non, il dit la vérité », affirme Me Nathalie Buisseret, avocate de Farid Bamouhammad, un autre locataire de la prison de Bruges, voisin d’Ashraf Sekkaki. Un autre avocat,Sven Mary, décrit une situation « pire que l’enfer, hallucinante » où l’on refuserait jusqu’à une brosse à dents ou des médicaments aux détenus. Me Mary entend lancer prochainement une citation contre l’Etat belge. De son côté, le ministre de la justice s’est dit « abasourdi » non pas par le contenu des informations diffusées mais par la « mauvaise foi » et « l’éloignement par rapport à la réalité » du témoignage. Pour M. Vandeurzen, l’expérience de l’AIBV est concluante et l’attitude des détenus à l’égard du personnel s’est améliorée.

L’instauration de tels quartiers n’est pas formellement interdite par la loi belge, d’ailleurs assez floue et appliquée par une administration qui jouit d’une grande marge de manoeuvre. La section belge de l’Observatoire international des prisons dénonce, elle, le fait qu’à la privation de liberté s’ajoute une « deuxième peine », assortie de mesures de contrainte particulières. Et cela alors que la Belgique enfreindrait déjà la Convention internationale des droits de l’homme et les recommandations du Conseil de l’Europe, notamment par la surpopulation carcérale. Le royaume compte quelque 10 000 détenus pour 8 300 places disponibles dans ses 33 prisons.

En ce qui concerne la prison de turnhout et la détention abusive de notre ami et collaborateur Monsieur Marcel VERVLOESEM , nous devons préciser également que l’inapplication de l’article 72 de la loi d’application des peines est l’expression d’une volonté politique de nuire aux droits élémentaires de ce prisonnier politique particulièrement dangereux non pas pour la société mais pour les réseaux pédophiles qu’il dénonce par le biais d’un laxisme probant et volontaire du PSD.

PEDOPHILIE A BORDEAUX : LE TEMOIGNAGE DE MADAME Patricia POUPARD

October 17, 2009

poupard

J’amène mon fils au CHR de Bordeaux, l’œil abîmé, une bosse sur le front. Son père me dit qu’il est tombé du toboggan au parc bordelais. Son demi-frère, Pierre-Alexandre, était avec eux, pendant que je travaillais. Les médecins n’ont rien dit. J’ai cru à cette version sur le moment, mais je pense que mon fils a été battu et à partir de ce jour, je ne l’ai plus laissé seul avec son Père. De plus sur la table de salon, un drôle de yoyo est posé. Dés années plus tard, je saurais ce que sais.

Nous prennons nos vacances à Pezenas au mois d’août. La maman de Pierre-Alexandre, qui était venue à Bordeaux voir un industriel, passe à Pezenas, mais je ne la vois pas. Ma soeur me dit au téléphonne de faire attention à mes verres.

Tout va comme ça peut aller, jusqu’à ce que mon fils découvre une petite pipe avec de la poudre blanche. Résultat de la découverte: mon mari infidèle revient avec de ses amis que je ne connais pas, qui me tabassent en présence de notre fils. Il léve son majeur et me dit:- Je t’ai détesté, méprisé, je te haïs. J’ai l’oreille interne détruite, des hématomes sur tout le corps. Je suis en incapacité de travail durant un mois. Je demande le divorce avant la fin du mois d’août.

A la rentrée des classe de la petite maternelle de Bordeaux, je consulte les dessins de mon fils avec la directrice. Ce ne sont que des hommes, dont il dessine le sexe d’un trait. Une semaine aprés, l’école sera cambriolée… et les dessins de mon fils ont disparu. La semaine suivante, Alain viendra consulter le dossier… vide !

Je ne dois rien posséder et me détacher de tout. Je dois être pauvre. Je n’existe pas, plus. Alain fait croire que je le bat, qu’il a peur de moi, il me vouvoie et arrive devant des magistrats l’air trés humble.La plainte à l’encontre des agresseurs sera classée… sans suites. Les magistrats écriront :- « Qui prouve que Madame Poupard ne se serait pas agressé elle même ? »

NO COMMENT

L’affaire Polanski, rouvrira-t-elle les dossiers Coral et Zandvoort aux USA?

October 17, 2009

Polanski_04Polanski a photographié la nudité d’une enfant de 13 ans, avant qu’il ne la drogue et la sodomise, ce qui présume qu’il avait une de ces « collections » qualifiées de pédopornographie. Son comité de soutien comprend plusieurs personnalités mises en cause dans le réseau Coral, dont la collection de pédopornographie était vendue par le réseau de Zandvoort. Ces dossiers comportent les plus anciennes collections européennes de photos de crimes réels sur les enfants. Polanski était en France au moment du scandale Coral. Ses amis et leurs intérêts communs de pourraient inciter la justice Américaine a vérifier si la victime de Polanski figure aux cédéroms de Zandvoort.

L’affaire Polanski est le cas unique d’un scandale diplomatique pour prévenir l’extradition d’un pédocriminel aux Etats-Unis, parce qu’il a choisi de jouer au chat et à la souri pendant 32 ans avec la police américaine. Roman Polanski a été le fugitif le plus célèbre du monde, glorifié par la communauté artistique, avec une Palme d’Or à Cannes, trois Oscars et sept César. Il a voulu récolter le prix du Festival du film de Zurich pour l’ensemble de son œuvre. Il a été piégé à l’aéroport, dans la mesure où l’opération a été si secrète, que le pédo protectorat n’a pas pu l’aviser du danger, comme les fois précédentes.

A l’origine, Polanski devait répondre de viol et de sodomie d’une enfant de moins de 14 ans, en lui administrant du Quaalude, un hypnotique alors utilisé illégalement comme drogue récréative. L’affaire était d’autant plus choquante qu’elle s’est passée chez Jack Nicholson en son absence, mais quand son amie, Angelica Huston était dans la maison. L’actrice avait déclaré qu’elle ne croyait pas que Polanski était un mauvais homme, mais qu’il était un homme malheureux.

Polanski a eut le choix d’admettre des « relations sexuelles illégales », soit la version américaine du « détournement de mineur » européen, pour échapper à des charges beaucoup plus graves. C’était une faveur.

Polanski a été incarcéré 42 jours. A la veille du procès, le juge a dit aux avocats qu’il pensait le condamner à 48 jours de plus, donc 90 jours en tout. C’était une sentence sévère pour un détournant de mineur, mais insignifiante pour les faits réellement reprochés. Cela dépassait le prix que Polanski souhaitait payer pour son crime. Il a choisi la fuite. Le seul pays dont il ne risquait pas l’extradition était la France, qui lui avait attribué la nationalité française.

Polanski a vécu dans la gloire et la richesse. Sa victime a été persécutée par la presse, qui l’a présenté comme si elle avait consenti à se faire sodomiser à 13 ans. Polanski a réussi à la convaincre de retirer sa plainte. Elle ne veut plus en entendre parler. Elle est terrorisée par cette presse odieuse, qui la présente encore actuellement comme ayant été « séduite » par un homme, dont elle garde le souvenir d’un vieux dégoûtant.z7096906X

Samantha Gailey-Geimer en 1976-Vidéogrammes du film Wanted and desired de Mariny Zenovitch

La justice américaine répète depuis trente ans, qu’accorder l’impunité à un homme qui a drogué et violé une enfant de 13 ans serait une erreur judiciaire. La loi américaine, donc la volonté du peuple, reconnaît qu’un crime commis sur un de ses citoyens doit être traité comme s’il avait été commis sur tous ses citoyens. En sodomisant cette enfant, Polanski a sodomisé 300 millions d’américains.

Il y a également en ce concept, le respect d’une victime, qui peut être menacée (comme par la presse) pour retirer une plainte, dont elle n’a pas la capacité de juger sereinement. Si une photo de la victime de Polanski devait être retrouvée dans la collection Zandvoort, le jugement ne pourrait plus lui appartenir, car il appartient aussi à 88.539 autres victimes.

La Suisse a été sollicitée d’appliquer ses accords d’extradition avec les USA. L’arrestation de Polanski a été suivie du traditionnel ouragan de protestations :

« L’arrestation du cinéaste Roman Polanski en Suisse est un « acte (qui) paraît inimaginable et disproportionné », selon Jack Lang, ex-ministre de la culture française qui espère « qu’une solidarité active s’organisera au cours des prochaines heures pour que la liberté soit rendue à ce grand créateur européen ».

Ce réseau de solidarité a déjà épargné 340 personnalités dans l’affaire de pédophilie Coral en 1982, dont Jack Lang et un haut magistrat français identifié sur une photo avec un garçon de 11 ans, tout deux déculottés.

Ce réseau de solidarité s’active à chaque scandale qui implique un pédo dandy, pour expliquer que tous les pédo dandy sont victimes de violation de leurs droits fondamentaux et tous ceux qui les exposent sont des menteurs qui cherchent de la publicité. Le dernier qui a échappé au jugement dans l’affaire Coral et qui a bénéficié d’une deuxième campagne de cet ordre est Robert Mégel, finalement condamné à 12 ans de prison, pour des crimes que la justice Française condamne normalement par 20 ans de prison.

Le Werkgroep Morkhoven, ONG qui expose les branches belges et hollandaises de cette organisation criminelle depuis 1989, a découvert en 1998, le fichier Zandvoort où la branche française est apparue la première fois. La justice belge a mis 20 ans à piéger un membre fondateur de l’ONG : Marcel Vervloesem, afin de discréditer les preuves mettant les pédo dandy en cause.

Marcel Vervloesem a été condamné pour viol, malgré les certificats médicaux assurant qu’il était physiquement incapable de survivre à ce dont il était accusé, largement dépassé le délai raisonnable et sur base d’un dossier incomplet. Le jugement spécifie que sa condamnation a été faite : « compte tenu de l’état de santé » de Marcel, soit compte tenu qu’il ne pourrait pas sortir de prison en vie, et compte tenu de sa « condition sociale ». Ceci confirme que l’application de la loi varie selon la condition sociale des gens.

Marcel Vervloesem a subi cinq opérations majeures en prison, qui n’ont été autorisées que quand il était prévu qu’il ne puisse survivre plus de trois jours, mais il a survécu. Ne sachant comment le tuer, il a été incarcéré avec une veine fémorale ouverte et maintenu dans des conditions d’hygiène pour lui assurer une gangrène, mais il a survécu. Il a refusé son insuline 44 jours, dans l’espoir de mettre fin à ses souffrances, mais il a survécu. Il est un miracle vivant, selon les médecins. Mais le ministère de la justice espère toujours le tuer pour « éteindre les procédures ». Il est maintenu en prison, alors qu’il est libérable pour bonne conduite depuis le 5 septembre !

Les grands experts en droit fondamental ne répondent pas aux appels à l’aide pour soulager notre « miracle vivant » de souffrances analogues à la torture. En revanche, ils font un tollé pour Polanski, dans la plus pure tradition d’inversion de rôle entre leurs victimes et leurs amis:

– « Le voir ainsi jeté en pâture pour une histoire qui n’a pas vraiment de sens et de le voir ainsi pris au piège c’est absolument épouvantable », a dit Frédéric Mitterrand, ministre français de la culture.
– « C’est un peu sinistre, cette histoire franchement », a dit Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères. « Un homme d’un tel talent, reconnu dans le monde entier, reconnu surtout dans le pays qui l’arrête, tout ça n’est pas sympathique ».

– « Y’a pas de viol », a dit Costa-Gavras sur Europe 1.
– « …des vices de procédure ont été reconnus, » dit Alexandre Tylski, qui parle « d’humiliations publiques et médiatiques. »

– « Même Kafka n’a jamais été aussi loin dans l’absurde », a dit Terry Gilliam, le réalisateur de « Brazil ».
L’Angleterre et les Etats-Unis, qui par tradition ne mesurent pas l’application de la loi selon la condition sociale des gens, ont été stupéfaits.

Pour résumer, l’affaire Polanski pourrait entraîner la réouverture des dossiers Coral et Zandvoort devant un tribunal américain, d’où la panique à plus haut niveau.

Si la justice Américaine souhaite gagner du temps, elle serait bien avisée de demander l’autorisation de prendre le témoignage de Marcel Vervloesem en prison, avant que la justice belge ne parvienne à le tuer, en le privant de soin à son cancer. Personne ne connaît mieux ce réseau que lui.

-par Jacqueline de Croÿ

Junior Tribune
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2007 – Opération Arc en Ciel – Calvados –

October 17, 2009
ogo Telefono Arcobaleno

ogo Telefono Arcobaleno

Agés de 19 à 70 ans, ils sont chefs d’entreprise, ouvriers, artisans, enseignants, éducateurs, commerçants ou militaires : 310 hommes ont été interpellés depuis lundi lors de la plus vaste opération jamais montée en France contre des internautes amateurs d’images pédopornographiques.

Cent quarante-quatre, qui détenaient des photos ou des vidéos pédopornographiques échangées sur internet, avaient été formellement mis en cause vendredi en fin de matinée dans le cadre de l’opération “Arc-en-ciel”.

Une association de protection de l’enfance italienne “telephono arcobaleno” (arc-en-ciel) avait dénoncé en janvier l’existence d’un site web proposant le téléchargement de ces photos.

Au total, 310 hommes concernés par ces échanges de photos et de vidéos ont été identifiés et interpellés, pratiquement au même moment, dans 78 départements de France et d’outre-mer.

Vingt-quatre ont été mis hors de cause, 144 ont reconnu les faits ou possédaient des images ou des films vidéo pédopornographiques. Les 142 autres étaient encore en cours d’interrogatoire vendredi à la mi-journée.

Un homme en état de récidive, traduit mercredi devant le TGI de Valenciennes en comparution immédiate, a été condamné à 12 mois de prison ferme. Deux autres ont été mis en cause pour des atteintes sexuelles sur des mineures de leur entourage.

L’un d’eux, âgé de 51 ans, a été écroué à Caen après avoir été mis en examen pour “détention, diffusion d’images pédophiles et corruption de mineur”. Des “milliers d’images de jeunes filles principalement” téléchargées sur un site internet pédopornographique ont été découvertes chez lui.

Arrêté lundi à Mézidon, près de Lisieux (Calvados), il serait, de source proche de l’enquête, le “personnage-clé du dossier”. Le substitut du procureur de Lisieux Lionel Da Costa Roma a cependant assuré vendredi l’AFP qu'”il n’y a vraiment aucun élément qui permette d’être aussi affirmatif à ce stade de l’instruction”.

Au total, plus de 1.400.000 photos et 27.000 vidéos pédopornographiques ont été saisies lors de l’opération “dont certaines sont très dures”, a expliqué à l’AFP le colonel Jean-François Impini, commandant le service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD) de la gendarmerie.

L’enquête a été “particulièrement longue”, a souligné le colonel Impini qui dirige les cyber-patrouilleurs qui traquent les pédophiles sur internet dans deux unités du STRJD du Fort de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : la division de lutte contre la cybercriminalité (DLCC) et le Centre national d’analyse des images pédopornographiques (CNAIP).

Ces spécialistes ont découvert, sur un serveur français, que ces images avaient été téléchargées plus de 21.000 fois par près de 10.000 utilisateurs, dont les 310 internautes français formellement identifiés.

Un logiciel, dit “Log-P2P” (“peer to peer”, échanges de fichiers), développé depuis cinq ans par un gendarme bordelais et utilisé par des centaines de polices dans le monde, permet de balayer les réseaux d’échange de fichiers.

Une fois repérées, ces images sont transmises au Centre national d’analyse des images pédopornographiques (CNAIP), également au STRJD, pour être comparées avec les 500.000 images stockées dans une base de données.

Pendant ce temps, le logiciel “Log-P2P” identifie les diffuseurs. Une demande au fournisseur d’accès, dans le cadre d’une procédure de flagrance, permet alors de remonter vers les pédophiles présumés.

Pour chaque internaute présumé amateur d’images pédopornographiques, il a fallu obtenir l’accord du parquet régionalement compétent pour mener une perquisition à domicile et saisir fichiers et ordinateur.

La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a adressé “ses plus vives félicitations” aux gendarmes d’Arc-en-ciel.

AFP

http://www.ladepeche.fr/article/2007/10/12/60543-310-interpellations-dans-la-plus-vaste-operation-anti-pedophile-sur-internet.html

Robert Mégel – Seine et marne- Le soutien prestigieux

October 17, 2009

assises-cour-justice-2166049_1378L’histoire aurait pu tenir en quelques lignes dans les colonnes du journal. “La cour d’assises de Paris a condamné, vendredi 12 mai, en appel, l’ancien directeur d’un centre éducatif pour mineurs en difficultés à douze ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur un de ses anciens pensionnaires.” Du déjà-vu, du trop souvent lu. On lit vite et on passe. Parce qu’on n’en peut plus des affaires dites de pédophilie, parce qu’il y a trop de victimes proclamées, trop de coupables désignés, trop d’Outreau, trop de doutes. Alors pourquoi s’arrêter sur cette affaire-là ?

Parce que des hommes et des femmes, jurés et magistrats, ont choisi de ne pas douter, justement. Cela aurait été tellement plus simple. Sûr que beaucoup auraient applaudi. C’est honorable de douter. C’est même sérieusement recommandé depuis Outreau. Et puis, c’est rassurant. Un doute, comme on se protège. Un doute qui, entre deux versions, ne choisit pas.

Dans le box, il y avait un homme aux phrases ourlées et aux ongles soignés. Brillant, élégant, convaincant, entouré par un comité de soutien prestigieux. Neuf ans qu’il proclame son innocence, qu’il se bat pour la faire reconnaître sans avoir jamais vacillé. En décembre 2004, la cour d’assises de Seine-et-Marne a condamné Robert Mégel à onze ans de prison, et il a fait appel. Face à lui, il y avait Jérôme. Un ancien petit voyou à la belle gueule furieuse sur lequel sa mère veillait comme sur un jeune fauve apprivoisé qui, toujours, menacerait d’arracher sa longe. Une boule de nerfs qui crache ses mots comme on vomit, comme on défie. Aussi brut que l’autre est policé, aussi maladroit que l’autre est habile, aussi authentique que l’autre est fabriqué.

Ce fut un procès sans larmes. Frontal, violent, oppressant jusqu’à l’angoisse. Bloc contre bloc, parole contre parole. Trois semaines pendant lesquelles Jérôme a maintenu les accusations portées contre Robert Mégel un jour d’avril 1997. Ce jour-là, l’adolescent pensionnaire des Tournelles venait d’être confondu pour le vol de 1 400 francs dans la caisse du foyer de l’établissement. A un éducateur, puis à sa mère, Jérôme avait été contraint d’avouer le vol. “J’assume ce que j’ai fait. Mais lui, il va falloir qu’il assume aussi”, leur avait-il dit.

Lui, c’était le directeur, Robert Mégel, qu’il accusait de lui imposer depuis des années des attouchements et des sodomies. Jérôme avait 17 ans, et tout était contre lui.

Cela faisait déjà quelques années qu’il dérivait et faisait le désespoir d’une mère dépassée qui élevait seule ses cinq enfants de pères différents. Menteur, fugueur, voleur. Et voilà qu’en plus il s’en prenait à son sauveur, à l’homme attentif et autoritaire qui, en acceptant de l’accueillir dans cet établissement réputé pour mineurs en difficulté, lui avait offert la chance d’une vie qui n’en comptait guère.

Les Tournelles, c’était ce qui se faisait de mieux, à l’époque. Tout le contraire de ces établissements sinistres où l’on enfermait des petits délinquants au risque d’en fabriquer de plus grands. De celui-là, on parlait partout. La femme du président de la République, Danièle Mitterrand, y avait accompagné Raïssa Gorbatchev, Françoise Dolto y tenait conférence, les plus hautes autorités judiciaires et socio-éducatives s’y pressaient pour applaudir une expérimentation pédagogique d’avant-garde. Dans une superbe bâtisse rénovée, noyée dans un parc, on rééduquait les mineurs en leur apprenant le “sens du beau”.

Le directeur, Robert Mégel, était un haut fonctionnaire du ministère de la justice, détaché de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), au carnet d’adresses fourni et au parcours exemplaire. Admis comme pensionnaire aux Tournelles, Jérôme avait été de tous les séjours au Club Med du Maroc – des “transferts pédagogiques”, disait le directeur -, de toutes les sorties dans les restaurants chics et les boîtes de nuit de Paris – “l’apprentissage de l’autonomie”, disait encore le directeur.

Il prenait aussi souvent son tour de plateau-repas, une tradition de la maison instituée par Robert Mégel qui consistait, pour les adolescents, à lui apporter son petit déjeuner ou son dîner dans son appartement de fonctions.

Elle trouvait cela formidable, la mère. Mais il y avait Jérôme et son récit bouleversant qu’il la suppliait de croire. A sa mère, l’adolescent avait raconté l’envers des plateaux-repas et des séjours marocains, le statut de “chouchou”, les premières caresses, puis les masturbations, et les sodomies.

Comment aurait-il pu deviner alors que ses accusations menaçaient la patiente construction d’une vie ? Que si l’on croyait Jérôme, Robert Mégel se brisait, et avec lui trente années de réussite qui étaient aussi trente années de dissimulations et de lourds secrets.

Entre les lignes d’une biographie trop lissée, une enfance modeste et “très heureuse” de petit dernier d’une fratrie de huit, orphelin d’un père militaire mort quelques jours après sa naissance, élevé dans un petit village des Alpes-de-Haute-Provence par une mère ouvrière agricole qui “allait chaque jour à la messe”, une adolescence sans relief ponctuée d’un échec au baccalauréat et l’orientation, tôt prise, de travailler dans le secteur éducatif auprès de jeunes en difficulté, on devinait l’autre histoire de Robert Mégel. Celle d’un jeune homme pressé de quitter une famille à la norme sans doute pesante pour “monter” à Paris et y vivre, dans un anonymat bienvenu, son droit à la différence, sexuelle notamment.

Car Robert Mégel est homosexuel. Il appartient à une génération qui, longtemps, s’est cachée.

Ses amants, dira-t-il, ont été pour la plupart des hommes mariés, pères de famille. Parmi eux, des hauts fonctionnaires, des magistrats, qui ont fait du jeune instituteur suppléant qu’il était à 20 ans le “contrôleur des centres en charge des mineurs pour la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)” qu’il est devenu à 25 ans, et qui ont ensuite veillé sur toute sa carrière au sein de la chancellerie, puis à la présidence de ce centre des Tournelles, après un rapide passage dans un cabinet ministériel.

Ce réseau de relations, d’autant plus solidaires qu’elles étaient clandestines, n’avait pas été pour rien dans le peu de cas que la brigade des mineurs de Paris avait fait d’une plainte déposée contre lui, dans les années 1970, par la mère d’un adolescent qui l’avait surpris dans le lit de son fils. Robert Mégel était alors éducateur dans un centre médico-pédagogique, à Dammartin-sur-Tigeaux. Quelque temps auparavant, l’adolescent, âgé de 13 ans, avait participé, en sa compagnie, à un séjour en Espagne dont il était revenu avec une syphilis, que Robert Mégel avait d’abord présentée aux parents comme une infection intestinale avant de leur expliquer que leur fils s’était fait violer par des Marocains.

C’est tout ce passé que les accusations de Jérôme risquaient de réveiller, et avec lui la révélation de cette solidarité silencieuse qui, en le liant à d’autres, menaçait ceux-là autant qu’elle protégeait Robert Mégel. Car cela faisait déjà quelques mois que de méchantes rumeurs couraient sur Les Tournelles. Qu’autour de Robert Mégel, on s’inquiétait sans oser le lui dire des dérives de son “projet pédagogique”, du recrutement comme éducateurs d’amis proches sans aucune formation, de son train de vie somptuaire – le directeur roulait en Safrane avec chauffeur et vivait comme un prince dans son appartement de fonctions – et aussi de ses gestes déplacés avec certains de ses jeunes pensionnaires.

Sur le conseil d’un juge des enfants, on avait même envoyé sur place un spécialiste des questions de pédophilie pour qu’il tienne une conférence aux Tournelles, devant les pensionnaires. Robert Mégel n’avait pas apprécié. Il avait brutalement mis fin aux questions que posaient les gamins en leur lançant : “Il faut que vous sachiez que, quoi qu’il ait pu se passer entre vous et les gens qui s’occupent de vous, la relation qui existe est indestructible.” Les témoins de la scène en avaient eu froid dans le dos.

Contre Jérôme, l’accusateur, une machine à broyer s’était alors mise en place. Son dossier d’ancien pensionnaire s’était chargé a posteriori de tout un tas de méfaits qui devaient nourrir le portrait du petit affabulateur délinquant, tandis que les “cahiers de nuit” qui rendaient scrupuleusement compte des allées et venues des enfants le soir – notamment des tours de plateau-repas – disparaissaient des archives. Un comité de soutien s’était organisé, qui mettait à profit le carnet d’adresses du directeur dans les milieux judiciaires et médiatiques pour défendre Robert Mégel, noircir son accusateur et invoquer un complot.

Devant la cour d’assises de Paris, ils ont défilé, ces hommes et ces femmes, anciens éducateurs ou ex-membres du conseil d’administration des Tournelles d’autant plus acharnés à dresser le portrait d’un petit menteur, affabulateur et pervers qu’ils avaient intérêt à s’en convaincre. Face à ceux-là, il ne pesait pas lourd, l’ex-adolescent tourmenté, qui ne prenait même pas la peine d’émouvoir ses juges. “J’ai ma vie à faire, une famille à fonder, je veux juste qu’il reconnaisse ce qu’il m’a fait. Moi, maintenant, je marche droit”, leur disait-il.

La cour et les jurés ont choisi. Leur verdict a établi un coupable, Robert Mégel, et une victime, Jérôme. Il a surtout dit à un jeune homme bancal qu’on le croyait. C’était tout ce qu’il demandait.

Pascale Robert-Diard

Source: LE MONDE | 16.05.06

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2002 – Réseau Pédocriminel Albenque – Seine et Marne –

October 17, 2009

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Michel Albenque, surnommé « Tonton Mimi » comparaîtra aux assises de Melun le 3 septembre prochain. Soupçonné d’être à la tête d’un vaste réseau de pédophilie, il avait été interpellé en Roumanie.
L’affaire, instruite à Meaux, à permis l’ouverture de nombreuses mises en examen. Au total, onze accusés ont été renvoyés aux assises. Le procès, d’une envergure exceptionnelle, durera trois semaines.

Michel Albenque et ses coïnculpés abusaient d’enfants de milieux défavorisés âgés de huit à quinze ans.
La première semaine du procès du réseau pédocriminel Albenque et compagnie s’achève, plongeant la cour d’assises de Seine-et-Marne dans la perplexité. Un malaise dont s’accommodent les dix mis en examen. ” Ça se passe plutôt bien “, résumera l’un d’eux, après la déposition des trois experts chargés d’établir leur profil psychologique. Pourtant les faits sont accablants.

Dix-neuf victimes, mineurs à l’époque des faits, les accusent de viols répétés, organisés. Le dossier d’accusation présente Michel Albenque comme la tête d’un réseau impliquant plusieurs dizaines de personnes : fonctionnaires, cadres, éducateurs, médecin, etc., dans la région de Chelles. Albenque, alias ” Tonton Mimi “, leur fournissait des enfants de huit à quinze ans, issus de milieux défavorisés.

Tonton Mimi et ses complices n’hésitaient jamais à payer les loyers en retard, séjours à Disneyland, week-ends dans des palaces, au cap d’Agde… Pour un peu, les mis en examen se présenteraient comme des bienfaiteurs de l’enfance défavorisée. Dix-huit adultes avaient été mis en examen.

Il n’en reste que onze devant les assises et seuls dix comparaissent. Deux sont emprisonnés. Michel Albenque, quarante-neuf ans, extradé de Roumanie où il était incarcéré après avoir été pris en flagrant délit de viol sur mineur, et Jean-Marc Smadja, cinquante-deux ans, extradé de République tchèque où il était interné (pour des motifs similaires ?). Les autres comparaissent libres. A bien les observer, rien ne permettrait de les distinguer dans une foule.

Et les trois experts ont tenté de répondre à la question lancinante : pourquoi ces êtres sont-ils devenus des violeurs d’enfants ? Michel Albenque présente un premier parcours. Élevé dans un foyer catholique ” psychorigide ” où sexualité rimait avec tabou, il est violé à onze ans par un ami de la famille, pilier éducatif du presbytère.

Les experts démontreront qu’Albenque ne cesse de reproduire sur des mineurs ce qu’il a subi enfant. Mais d’autres mis en examen disent n’avoir subi aucun traumatisme sexuel infantile. L’examen psychologique établit qu’ils en ont subi d’autres, muets, ” les plus terribles “, dira un expert.

Tonton Mimi privilégiait les réunions où l’on s’échangeait les mineurs. Effet de groupe qui désinhibe et rend moins pesante l’interdit social. Car aucun des adultes présents n’ignore que la loi française fixe la majorité sexuelle à quinze ans et que toute relation sexuelle avec un mineur n’ayant pas atteint cet âge est assimilable à un viol, à un crime, sans que la question de son consentement ne se pose.

La défense des mis en examen, élastique, oscille entre plusieurs schémas classiques. Certains nient, d’autres admettent les faits mais argumentent sur l’absence de violence.

Leurs victimes étaient consentantes. C’étaient elles qui sollicitaient les massages, les fellations, les sodomies. Bref, c’est la faute aux enfants.

Second axe de cette défense, la remise en cause de la loi. La majorité sexuelle à quinze ans devrait être rabaissée. Leur inculpation, c’est la faute à la société qui est en retard sur les mœurs.

Conséquence logique, s’il y a des victimes, ce ne sont pas les enfants ” initiés ” mais les pauvres adultes humiliés devant une cour d’assises.

L’absence de remords et de regrets (à de rares exceptions) lors des expertises choque profondément le tribunal. Le moment n’est plus à vanter le caractère révolutionnaire des relations sexuelles transgénérationnelles, comme Albenque et d’autres le faisaient.

Aussi les voit-on, pour le procès, admettre le traumatisme qu’ils ont occasionné à leurs victimes. Même Michel Albenque découvre l’autocritique et ” bannit son passé “. Il encourt sa dix-huitième condamnation pour les mêmes forfaits.

Du box des accusés, Jean-Marc Smadja attaque un expert, coupable à ses yeux de ne l’avoir écouté qu’entre cinq et dix minutes. Du coup, c’est le principe même de l’expertise qui est en cause. ” Quand on a affaire à des problèmes de déviances sexuelles, reconnaît le docteur Dubec, une partie de l’accusation repose sur notre appréciation, laquelle se fonde sur la parole du mis en examen. Cela pose un problème d’éthique. Nous sommes mal à l’aise. ” Au-delà, l’expert est sommé de (pré)dire s’il y a risque de récidive. Quelle certitude avoir ? Quelle crédibilité apporter aux repentirs in extremis auxquels nous assistons ?

Michel Albenque se dit guéri, après avoir partagé sa cellule, en Roumanie, avec un pasteur anglican. A défaut de sermon, ce dernier l’aurait converti à l’homosexualité adulte… La semaine prochaine, la défense contestera l’existence même du réseau. La cour suivra-t-elle ce raisonnement ?

Bruxelles, le Parlement européen a fixé à trois individus le seuil définissant un réseau terroriste. Dans l’affaire Albenque, ils sont plus d’une dizaine. Et ils ne faisaient que s’échanger des enfants. Un réseau ? Vous n’y pensez pas ! Verdict prévu le 18 septembre.

Serge Garde
L’Humanité
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Pendant des années, des hommes mûrs se sont imposés au sein de familles défavorisées pour abuser de très jeunes enfants.

«Quand nous sommes arrivés dans l’appartement où il vivait, c’était innommable. Du linge sale et des détritus étaient par terre. Il y avait même des excréments. Le seul endroit propre était la chambre de l’enfant.» Alerté par deux lettres anonymes en 1996, Christian Chauvois, commandant de police, découvre Michel Albenque, 50 ans, installé chez celui qui l’accusera de l’avoir plusieurs fois violé. Pour y obtenir droit de cité, il a offert au père alcoolique du jeune Fabien une télé et un abonnement à Canal+.  «Vivre chez un de mes jeunes était un fantasme», avouera-t-il.

Chauvois découvrira plus tard, dans le box où Albenque entrepose le matériel de surveillance et d’autodéfense qu’il vend, des carnets sans ambiguïtés sur les goûts de celui que les enfants de Chelles appellent «Tonton Mimi»: «Je ne veux plus de Johann, trop grand, hélas. Je lui file 10000»; «Corps idéal»; «Petit sexe»; «Je prends Johan 2, il me fait rire».

L’enquête ira jusqu’à mettre au jour dans la cité de Chelles et au Cap d’Agde, capitale européenne de l’échangisme, un réseau de pédophiles se passant régulièrement des enfants. «C’était l’horreur», commente à son tour Muriel Detona, enquêtrice à la brigade des mineurs de Seine-et-Marne, hésitant, semblant chercher un mot mais n’en trouvant pas d’autre que celui-ci qu’elle répète, comme s’il était impuissant à exprimer ce qu’elle a ressenti. Aujourd’hui, dix hommes sont devant la cour d’assises de Seine-et-Marne, accusés d’avoir participé à ce réseau.

Un jeune garçon, Sébastien, est venu raconter comment il était devenu, à l’âge de 13 ans, un «défouloir sexuel» pour l’autre principal accusé, Jean-Marc Smadja: «Il m’a ligoté, m’a fait fumer de l’herbe, il m’a dilaté l’anus et m’a détruit de l’intérieur. Je ne pouvais plus marcher.»

A la suite de cette expérience, Sébastien s’est tourné vers la prostitution. Dix-neuf garçons parties civiles viendront, cette semaine, raconter à huis clos des faits jugés «abominables» par les enquêteurs. L’un d’eux avait alors 8 ans, un autre est sourd-muet.

Michel Albenque s’approchait d’abord des familles, sympathisait avec les parents et couvrait de cadeaux des enfants qu’il «essayait» avant de les prêter ensuite à plusieurs de ses «amis», rencontrés souvent sur des lieux de drague (gare du Nord ou foire du Trône) ou au Cap d’Agde. Puis il les appelait pour savoir s’ils étaient contents…

Photo d'illustration

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Ses coaccusés parleront de «cheptel». Parmi eux plusieurs touristes sexuels, Jean-Marc Smadja (1) au Maroc et en République tchèque,  Denis Page en Thaïlande,  Albenque lui-même en Roumanie, ont déjà connu l’incarcération.

Photo d'illustration

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Ils sont ainsi dix sur le banc des accusés, brochette peu glorieuse, se défaussant les uns sur les autres, niant, mettant en avant le consentement de leurs victimes, le bonheur qu’ils prétendent leur avoir apporté. Ils minimisent, contestent, courtois, bien élevés, s’exprimant généralement bien. Quoi de commun entre eux, hormis une homosexualité révélée souvent dès l’adolescence? Pas grand-chose.

Si un Emmanuel Sadoul, cadre commercial de 35 ans, affirme nettement avoir eu des tendances pédophiles et les regretter, un Denis Page, marchand de vêtements du Sentier, discute l’âge de ses victimes, comme si c’était sa confiance à lui qui avait été abusée.

Daniel Berdoyes, ancien jardinier du Sénat, dit «la Duchesse», affirme que les jeunes étaient d’accord, Jean-Max Capmarty, ancien steward de 61 ans, met en avant son histoire d’ amour avec un enfant dont il «remplaçait le père» et Bernard Seigneury, chef d’entreprise dans le secteur médical, nie tout, jusqu’à ce qu’on lui rappelle qu’il a avoué avoir «suçoté» le «mouflet» à qui il affirmait avoir rendu un service «généreux» en l’hébergeant.

L’un d’entre eux estime même qu’un petit garçon roumain, après trois semaines avec lui, était particulièrement «revigoré». A en croire les experts, aucun ne présente le moindre trouble psychiatrique, et peu éprouvent un sentiment de culpabilité. «Quand je pense qu’à notre époque on peut faire un braquage et que tout le monde s’en fout», glisse l’un d’eux l’air presque indigné à son avocat pendant une suspension d’audience…

Les deux principaux accusés jouent dans des registres opposés. Michel Albenque, un quinquagénaire grand et voûté, physique à la Droopy, ne nie pas. D’une voix neutre, il confesse de lui-même entre quarante et cinquante victimes, raconte comment, initié à l’âge de 11 ans à la sexualité, il a gardé de ces débuts le souvenir «d’années de bonheur». Il ne plastronne pas, ne se répand pas non plus en regrets, semble regarder le procès se dérouler comme avec lassitude.

Jean-Marc Smadja, lèvres minces, nez fort, coiffé d’un catogan, nie au contraire tout, au risque parfois de la vraisemblance. Volontiers larmoyant, il s’embarque régulièrement dans des justifications interminables et embrouillées, aptes à faire douter d’une intelligence pourtant qualifiée de «normale», mais est tout à coup suffisamment vif pour blesser d’une ironie grinçante un expert particulièrement cabot qui lui reproche d’être «théâtral»…

Le procès durera jusqu’au 18 septembre. Il devrait répondre à des questions qui vont au-delà de la culpabilité ou de l’innocence des prévenus, en particulier celle de savoir comment a pu prospérer ainsi un tel réseau, dans une cité où des travailleurs sociaux venaient régulièrement et où les accusés semblaient se sentir suffisamment sûrs d’eux pour ne même pas prendre la précaution de vraiment se cacher…

Hubert Prolongeau
Le Nouvel Observateur

(1) Pédophilie
Le procès des pédophiles de la cour d’assises de Seine-et-Marne a fait trembler beaucoup de monde à Marrakech. L’un des principaux accusés organisait des soirées spéciales « pédophilie » au profit du gratin local et international. Animateur de tourisme sexuel, Jean-Marc Smadja est connu au Maroc plus exactement à Marrakech où il entretenait des relations plus qu’intimes avec de nombreuses personnalités marocaines et étrangères. Pour éviter de s’enfoncer, M. Smadja a nié qu’il entretenait un réseau de pédophilie et passé sous silence ses virées fréquentes à Marrakech. La cour d’assises de Seine-et-Marne a prononcé des peines de 4 ans à 15 ans de prison jeudi dernier à Melun contre les dix complices de Smadja jugés pour pédophilie. Dans le lot,  M. Smadja a écopé de 8 ans de prison ferme.

Maroc Hebdo International – N° 526 – Du 27 sept. au 3 oct. 2002


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23 septembre 2002

«Je crains que ce procès ne soit pas l’affaire du siècle, en raison de la méchanceté des hommes ». C’est ainsi que l’avocat général, Yves Jannier, avait débuté ses réquisitions contre les dix hommes accusés de crimes sexuels. « Il ne s’agit que de la partie visible d’un iceberg criminel. Tous ces gens se connaissaient pour assouvir leurs bas instincts. »

Passant en revue les dix pédophiles, il a trouvé pour chacun un trait de caractère caractéristique.

med-visoterra-le-senat-paris-2611Emmanuel Sadoul, 35 ans,, c’est le philosophe qui théorise et minimise ses actes. Tout comme « l’historien de la pédophilie », Daniel Berdoyes, 55 ans, surnommé La Duchesse. L’homme organisait des orgies entre adultes et enfants dans son logement de fonction, situé dans l’enceinte du Sénat, au jardin du Luxembourg.

Il pratiquait au choix l’amour « socratique » ou l’amour « olympique », avec les brutalités l’accompagnant.
Denis Page, 53 ans, lui qui ne quitte jamais son complet veston d’ancien cadre commercial, est considéré comme le plus beau représentant de l’action de séduction. Il venait en Porsche rouge dans les cités défavorisées du nord de la Seine-et-Marne. « Imaginez l’effet produit sur les enfants ! », a lancé Yves Jannier.

Apparence honorable

Il y a aussi Raimund Tinnes, l’Allemand de 69 ans qui a fondé le club international des jeunes naturistes : « C’est le discret, le caméléon qui se noie dans le décor pour ne pas attirer l’attention et semble surpris de se trouver là. »

Et de rappeler que derrière cette apparence d’homme paisible et honorable, il y a l’homme qui encourt 20 ans de prison pour des faits de viols sur mineurs de moins de quinze ans. « C’est le pédophile pur et dur qui se dit victime de l’incompréhension de l’Occident ».

Autre vieux monsieur, du même âge que son camarade allemand, Bernard Seigneury, adepte du Cap d’Agde : « C’est le Colonel qui ne supporte pas l’agitation et le bruit des enfants ».

L’avocat général ne s’étendra guère sur le cas de l’ancien franc-maçon Jean-Max Capmarty, 61 ans.

Ni sur celui de Claude Jaubert, 39 ans, qui fut éducateur à Meaux.

Quant à celui qui se faisait appeler « Monsieur le moniteur », Patrick Arwacher, 39 ans, il séduisait et piégeait les enfants, passant progressivement du tripotage aux viols.

Smadja et Albenque

Pour sa part, Jean-Marc Smadja, aura nié les faits jusqu’au bout. Celui qui se prétendait entraîneur du PSG et spécialiste de Roland Garros, en revendant des billets au noir, est pourtant un habitué du monde judiciaire, même s’il est souvent passé à travers les mailles du filet. « Il n’a vraiment pas de chance, a ironisé l’avocat général. A chaque fois, par erreur, il se fait arrêter par la police et condamner par un tribunal. Les caméras l’ont même filmé en Roumanie, débraillé, partageant le même logement qu’un mineur et que Michel Albenque ».

Le chef présumé du réseau, Michel Albenque, a en revanche reconnu tous les faits qui lui étaient reprochés.

Il trouvait les enfants, les sélectionnait et les testait avant de les repasser à d’autres pédophiles, tout en gardant la mainmise sur les victimes.

Aujourd’hui âgé de 51 ans, il fut lui-même abusé sexuellement dans son enfance, et a manifesté des tendances pédophiles très tôt. Il n’avait que seize ans quand il a agressé son frère cadet.

Une mère institutrice

Son avocat a d’ailleurs évoqué le climat malsain et de transgression dans lequel l’élevait sa mère institutrice. « Elle faisait des mots d’excuse et des faux bulletins médicaux quand son fils de 6 ans ne voulait pas aller à l’école », a rappelé maître Chabert.

Une mère qui a fermé les yeux sur les agissements du sacristain, ami de la famille, lequel a imposé des relations à Michel Albenque avec des enfants de chœur.

Et qui n’a jamais prononcé le moindre reproche quand son fils, devenu homme, ramenait des enfants à la maison. « Ma mère se rendait compte de la nature de ces relations mais elle acceptait tout », avait déclaré l’accusé à l’audience.

Michel Albenque, qui a reconnu avoir fait une cinquantaine de victimes, leur a demandé pardon en relisant un texte écrit dans sa cellule.

« A l’époque, je n’avais pas conscience du mal que je leur faisais. Je les ai perturbés dans leur développement. Je sais que la pédophilie est un combat inégal entre un adulte et un enfant ».

Des aveux et un pardon qui n’ont cependant pu lui éviter la plus lourde de toutes les condamnations prononcées : quinze ans de prison.

Agnès GAUDICHON

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23 septembre 2002

Le procès des dix pédophiles s’est achevé dans la nuit de mercredi à jeudi, après trois semaines d’audience et dix heures de délibéré. Les verdicts ont été prononcés à 1 h 30, devant une salle comble, cernée d’un important dispositif de sécurité.

Les jurés ont prononcé des peines de prison contre tous les accusés, certaines assorties de plusieurs années de sursis.

Trois des condamnés qui avaient déjà purgé leurs peines sont ressortis libres du palais de justice de Melun, sous escorte policière. D’autres retrouveront prochainement la liberté.

Les pédophiles sont également dans l’obligation de se faire soigner et n’auront plus le droit d’exercer des

Prison

Les plus lourdement condamnés sont Michel Albenque (15 ans de réclusion criminelle), Daniel Berdoyes (12 ans), Patrick Arwacher (10 ans), et Jean-Marc Smadja, (8 ans). L’avocat de ce dernier, Maître Bes De Berc, a déjà fait savoir qu’il faisait appel.

Les autres ne s’étaient encore pas prononcés, vendredi matin.

Après le délibéré, les réactions des avocats étaient mesurées. Mais la déception était visible pour certains d’entre eux, faisant remarquer que la cour a été clémente.

D’abord au regard du nombre de victimes recensées dans ce dossier. Et aussi par rapport aux réquisitions qui demandaient des peines plus longues pour chaque accusé, sans sursis.

«L’important, pour les victimes, c’était de reconnaître la culpabilité des accusés », a déclaré Maître Bahuchet.

Obligation de soins

Du côté de la défense, l’avocat Philippe Vignon, a estimé que l’intérêt des condamnations réside dans l’obligation des accusés de se faire soigner.

Le problème, la défense l’a assez répété durant le procès, c’est qu’il existe peu de structures pour prendre en charge ce type de déviance sexuelle.

A l’audience, plusieurs accusés avaient exprimé leur colère contre plusieurs thérapeutes spécialisés, s’estimant victimes d’incompréhension. Ils avaient notamment claqué la porte au nez du docteur Roland Coutanceau, pourtant un chef de file de cette spécialité, et du docteur Cordier, également reconnu dans la profession.

Reste à savoir si les patients ont réellement envie de se faire soigner. De nombreux experts émettent encore des réserves sur le succès d’éventuelles guérisons.

Selon d’autres avis, la thérapie n’est qu’un alibi pour certains pédophiles. Certains d’entre eux participeraient à des psychothérapies de groupe, dans le seul but de rencontrer d’autres pédophiles, afin d’échanger des carnets d’adresse.

Et donc de continuer à considérer « les enfants comme de la viande », pour reprendre l’expression de l’avocat général.

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12 mai 2003

André Estève, 50 ans, accusé de viols commis sur deux mineurs de moins de quinze ans, comparaîtra de mercredi à vendredi prochain aux assises de Melun. Il est soupçonné d’avoir évolué dans l’entourage de Michel Albenque, condamné à 15 ans de réclusion criminelle en septembre dernier à Melun.

ROM03_141-vie-roumanieDurant ce procès retentissant de près de trois semaines, dix hommes étaient sur les bancs des accusés pour actes de pédophilie, aux côtés de Michel Albenque, l’une des têtes dirigeantes du réseau. Un réseau international dont la plaque tournante était située dans le nord de la Seine-et-Marne, notamment dans la cité défavorisée de Chelles. Et qui avait des ramifications jusqu’en Roumanie, où Michel Albenque avait été arrêté en flagrant délit en 1996.

Rencontres pédophiles

L’enquête et l’instruction, ouvertes à la suite de lettres anonymes envoyées à la Brigade des Mineurs de Paris, avaient permis de mettre en évidence les rencontres entre amis manifestant un goût similaire pour les actes sexuels avec les jeunes garçons. Des relations entre André Estève, Michel Albenque, et d’autres pédophiles (dont l’un a été condamné à 10 ans de prison), auraient été instaurées au début des années 1990.

Selon les déclarations de Michel Albenque, c’est André Estève qui l’aurait aidé à s’implanter dans la cité des Coudreaux, à Chelles, pour faire la rencontre de jeunes garçons issus de milieux défavorisés, tant sur le plan affectif qu’économique. André Estève aurait notamment cédé un studio à l’un d’eux pour des échanges pédophiles.

A Chelles, André Estève avait créé un club de foot à caractère social. Il laissait croire qu’il était éducateur pour gagner la confiance des familles. Il organisait des sorties, offrait des cadeaux et de l’argent de poche. Le «bienfaiteur» proposait également du travail à des adolescents pour rester en contact avec eux.

Mandat d’arrêt

Devant le juge d’instruction, André Estève a d’abord reconnu deux abus sexuels commis à Chelles et à Sète, avant de se rétracter. Il aurait, au besoin, utilisé la force pour commettre certaines agressions.

Carte Naturisme Cap d'Agde

Carte Naturisme Cap d'Agde

André Estève, qui avait été placé sous contrôle judiciaire en 1998, après un séjour en détention provisoire, avait disparu de la circulation. Faisant l’objet d’un mandat d’arrêt, le suspect a été retrouvé le 7 novembre dernier au cap d’Agde. Une cité balnéaire où se situe un camp de naturistes, l’un des anciens terrains de chasse favoris des pédophiles du réseau.

Déjà condamné à deux reprises pour attentat à la pudeur et corruption de mineurs, André Estève reste présumé innocent des viols et des atteintes sexuelles jusqu’à l’énoncé du délibéré.

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19 mai 2003

Le verdict est tombé jeudi soir à l’issue de deux jours d’audience aux assises de Melun.

André Estève, 60 ans, qui habitait à Chelles, a été condamné à cinq ans de prison ferme.

Il a été reconnu coupable de viol sur deux mineurs de moins de 15 ans.

Il a le droit de faire appel. L’avocat général avait requis douze ans de réclusion.

Il s’agissait ici de la suite de l’affaire de pédophilie dite du « réseau Albenque »

«La Duchesse » avait été condamné en septembre dernier à quinze ans de prison et neuf autres comparses à des peines s’échelonnant jusqu’à douze ans.

Une vingtaine de victimes avaient, entre 1991et 1996, été attirées chez l’un ou l’autre des membres du réseau dans le nord de Seine-et-Marne.

Source: La république

Auteur: Agnès GAUDICHON

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Communiqué de TEVIREPEDO

October 8, 2009

tevirepedo_02Il semblerait que notre vice-président Patrice VERDI policier municipal à Cannes soit menacé dans son intégrité.

Il n’est pas homme à s’impressionner facilement depuis ce jour de 2001 où il a reçu le témoignage d’une jeune fille des orphelins d’Auteuil mettant en cause un ami de l’actuel Maire de Cannes : Bernard BROCHAND, dans une affaire de pédophilie. Aussi nous prenons très au sérieux le mail qu’il nous a fait parvenir.

Après les menaces et les intimidations sur sa femme et sa fille par des individus fort reconnaissables, il sent que l’étau se referme car une menace perfide mais palpable se précise sur sa personne.

Nous informons les personnes concernées que s’il s’avérait que Patrice VERDI soit victime d’une machination politique ou d’un accident les jours à venir,  une solidarité internationale est prête à se lever pour exiger sans relâche la vérité auprès des autorités des différents pays, sur les circonstances qui auront présidé à sa liquidation sociale.

Nous demandons aux forces de police et à la gendarmerie de lutter contre certains réseaux mafieux et de protéger cet homme et sa famille d’individus liés à la criminalité organisée qui rodent autour de lui et qui en veulent à sa vie.

La Présidente de l’association TEVIREPEDO

Lettre ouverte à un Héros Contemporain Monsieur Marcel VERVLOESEM

October 7, 2009

places des citotens

Cher ami,

Je vous écris de CANNES, cette belle ville de France où les criminels semblent être sédimentés au pouvoir politique local dans l’indifférence ou la peur des concitoyens.

Je vous écris de France, ce beau pays, où JAURES, SARTRE, CAMUS n’auraient jamais imaginé malgré le communisme, une dictature d’Etat aussi bien établie dans le confort d’une démagogie qui supprime toutes formes d’opposition sociale par des moyens policiers, judiciaires ou économiques probants.

Je vous écris tout simplement mon ami afin de vous avertir que nous sommes devenus des frères dans la dénonciation des crimes et délits d’ETATS qui tentent de nous faire taire par des moyens directs ou détournés.

Je vous écris car j’ai le sentiment que mes lettres ne vous parviennent plus car je divulgue au Monde médusé les conditions scandaleuses d’une détention, la vôtre, mais aussi un système de pensées et d’actions qui permet à des pédophiles d’accéder à des fonctions sociales élevées alors que les résistants que nous sommes, sont pourchassés, harcelés et menacés de toutes les manières possibles et imaginables par des esprits pervers.

Je vous écris car ma foi en l’homme n’admet pas la peur de tous ces criminels et n’admettra jamais la dictature qui nous est imposée quotidiennement.

Je vous écris encore et toujours afin de vous assurer de mon soutien inconditionnel et que le vouvoiement que j’use dans cette lettre ouverte démontre uniquement tout le respect et l’amour que je vous porte.

En Mai 1993, j’entrais en fonction au service de la Nation, je me sentais souvent étranger au Monde mais pas à la souffrance des hommes, je parlais à tous les gens, j’essayais d’aider les plus pauvres, je ne travaillais donc pas comme un Policier mais comme un citoyen au milieu d’autres citoyens, égaux en tous points à ma fonction.

Depuis 2001, j’ai connu l’humiliation, la prison, le harcèlement financier, moral, judiciaire, politique et brusquement le regard des gens s’est transformé, j’étais devenu le corrompu, le voyou, le délinquant, toute cette bonne société me tournait le dos car elle savait que la pédophilie existe mais refusait d’y croire, le peuple avait scellé presque définitivement sa destinée, il préférerait désormais me considérer comme un traître, il ignorait certainement qu’à travers mes condamnations, c’était la population que l’on visait et tous les fonctionnaires de Police ou de Justice que l’on prévenait du sort qui pouvait leur être réservé.

Nous sommes le sept octobre 2009, la dictature s’est imposée de facto, personne n’a protesté ni les journalistes, ni les intellectuels, ni les ecclésiastes , tout le monde semble se complaire dans une France qui se débarrasse de ses chômeurs , de ses malades, de ses hommes ou femmes qui n’aspirent qu’à la liberté fondamentale de pensée et d’agir dans l’intérêt de tous et non pas dans leur propre intérêt.

La peur est palpable, les gens se taisent ou se suicident car ils ne souhaitent pas combattre un système aussi pervers et corrompu.

Pourtant, vous, Monsieur Marcel VERVLOESEM, vous le faîtes depuis plus de dix ans, vous avez sacrifié votre santé pour cette noble cause qui nous est et sera toujours commune quelle que soit notre destinée.

Par ce combat symbolique, nous serons reconnus dans l’avenir avec les membres honorables de nos associations comme les rares personnes qui n’ont jamais eu peur du système et ont combattu le despotisme institutionnel.

J’espère que vous serez libéré prochainement car si l’écrivain russe Alexandre SOLJENITSYNE a vaincu le GOULAG et donc le KGB, c’est avec de simples mots que l’histoire a changé.

Je vous embrasse comme le ferait un compagnon d’arme, un frère de sang.

Patrice VERDI