LES MURS DE LA HONTE

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Marcel Vervloesem en cellule d’isolement

Lorsque l’activiste Marcel Vervloesem, gravement malade, a été transféré de la prison de Bruges vers la prison de Turnhout, son entourage a cru que son calvaire était fini. Le PSD (centre psycho social) de la prison de Bruges, a bloqué son dossier pendant des mois, sous des fausses excuses. Il leur a fallu 3 semaines avant de bien vouloir transférer son dossier à leurs confrères de la prison de Turnhout.

Le docteur Van Mol, directeur général du service de santé pénitentiaire du Ministère de la justice belge a mis près de deux mois pour transférer à la prison de Turnhout, le dossier relatifs aux 5 interventions chirurgicales que Marcel Vervloesem a subi lors de sa détention à Bruges. A peine tous les dossiers et rapports arrivés à bon port, voilà que les choses tournent à nouveau mal.

Alors que Marcel Vervloesem devait bénéficier d’un accompagnement ambulatoire par l’équipe du professeur psychiatre Cosyns de l’institution universitaire à Anvers, et que le PSD de la prison de Turnhout était depuis le 8 août 2009 en possession de toutes les pièces nécessaires, l’accompagnement a été bloqué, pour empêcher sa sortie de prison.

Tout a été bloqué, même quand le collège du personnel de la prison de Turnhout a dit n’avoir aucune objection à ce que l’équipe du docteur Cosyns, en accord avec le PSD établisse un plan d’accompagnement.  

Le PSD de la prison de Turnhout a assuré que docteur Cosyns n’avait pas encore répondu à leurs lettres, parce que  le docteur Cosyns aurait été en vacances, etcetera, etcetera.

Le PSD a fait la même comédie pour la demande de congé pénitentiaire, de sortie, surveillance électronique, mise en liberté provisoire pour raison médicale, rien n’a été fait.

Marcel Vervloesem craint que le blocage entrepris par le PSD de la prison de Bruges se répéte à Turnhout.

Quelques semaines avant la date butoir pour lui accorder congé pénitentiaire et libération conditionnel, le PSD n’avait pas encore finalisé son rapport.

Le Ministre de la justice De Clerk a été averti à plusieurs reprises des difficultés rencontrées avec le PSD, ces avertissements n’ont apporté aucun résultat.

Marcel Vervloesem a expliqué les problèmes rencontrés avec le PSD dans une lettre adressée à l’asbl Werkgroep Morkhoven, publiée sur le site Internet de l’asbl.

Furax, Erwin Boosten, psychologue du PSD de Turnhout, a convoqué Marcel Vervloesem dans son bureau et l’a insulté de tous les noms.

Boosten lui a dit que l’accompagnement ambulatoire que Marcel Vervloesem attend depuis trois mois est une mauvaise idée, et qu’il y veillera personnellement à ce que les visites et la correspondance soient restreintes. Il exigeait que Marcel avoue « les faits » pour lesquels il a été blanchi.

En une fraction de seconde tout espoir de Marcel Vervloesem ont été anéanti, ce qui a mené à une aggravation de son état de santé. Il ne voit pas comment sortir de cette situation, et pense inévitablement au suicide.

Le Werkgroep Morkhoven en avertit à nouveau le Ministre De Clerk.

La semaine qui a suivi les menaces, Marcel Vervloesem n’a pas reçu les lettres de sa fille, de sa petite-fille et de l’activiste Yvonne van Hertum, une collaboratrice Hollandaise.

Une fois de plus le Ministre De Clerk en a été averti.

Hier, trois jours avant la date butoir, Marcel Vervloesem a reçu enfin le rapport de conseil de la direction de la prison de Turnhout établit par le PSD.

Le rapport est négatif sur toute la ligne. Le service psychosocial assure qu’un congé pénitentiaire est impossible, « parce que cela remettrait Marcel Vervloesem dans le milieu de la lutte contre la pédophilie, où les faits se sont déroulés».

De même, selon le rapport, l’acteur Jo Reymen, qui soutient Marcel Vervloesem et n’a rien à voir avec l’asbl Werkgroep Morkhoven, serait une personne « qui fait partie du milieu de la lutte contre la pédophilie, milieu dans lequel les faits se sont déroulés».

Le rapport refuse toute considération que Marcel Vervloesem puisse rendre visite à sa fille et ses petits-enfants, « parce que cela pourrait inquiéter les ‘victimes’ de l’entourage ».

Il a été évoqué que les « possibles » contacts avec les médias pourraient inquiéter les victimes (mais c’est surtout la révélation de la politique d’étouffement autour de l’affaire de pornographie infantile de Zandvoort qui inquiète certains politiciens).

Cela aussi pousse Marcel Vervloesem au désespoir.

Marcel Vervloesem a été mis en cellule d’isolement, pour une prétendue mesure de sécurité,  sans télévision, ni radio, ni aération, avec un lit cloué au sol aussi, et un seau en plastique à la place de toilette.

Il a été décidé de le mettre 7 nuit en cellule isolation, où il n’a pas accès à aucune boisson,  fruits, même pas de l’eau fraîche, malgré le risque de suicide et d’infarctus.

La direction de la prison de Turnhout l’a avisé qu’il n’aurait aucun rapport disciplinaire, pour cette isolation inhumaine, qui relève clairement  de la torture, qui ne peut qu’éprouver sa santé et aggraver les nombreuses douleurs aigues qu’il ressent.

Il a été avisé qu’il conservait ses droits aux visites, à la correspondance, à téléphoner et aux promenades journalières (si sa santé le lui permettait).

________

Voici une liste avec plus de 20 hospitalisations d’urgence et d’opération subit par Marcel Vervloesem et qui ont été envoyés plus de 40 fois au Ministre De Clerk et ses collaborateurs de cabinet.

Le Ministre qui prône une justice « humaine et équitable » estime qu’un prisonnier ne peut être sorti de prison que 3 jours avant sa mort supposée bien qu’il autorise de temps en temps des exceptions pour des raisons vagues.

1) Cancer malin – Hôpital St H. Hart à Lier – 2 fois
2) Reins – 5 fois – Hôpital St Elisabeth à Herentals
3) Pancréas – 2 fois – 1X Hôpital St H. Hart à Lier, 1X UIA d’Anvers
4) Urgence en soins intensifs pancréatite 2 –
5) Urgence en soins intensifs pancréatite 1 – UIA d’Anvers
6) Soins intensifs – Hôpital Fabiola à Sambreville/Hôpital St Elisabeth – Herentals 11X
7) Reins – Gasthuisberg à Louvain – 2 X
8. Disfonctionnement cardiaque opération à l’AZ Imelda Bonheiden – 3X
9) Soins intensifs diabétiques – Hôpital St H. Hart à Lier 4X
10) Reins – Hôpital St H. Hart à Lier – 1X
11) Opération du coeur – AZ St Jan Bruges – 1X
12) Dialyse rénale – Hôpital St H. Hart à Lier- 1X
13) Hémorragie interne – AZ St Jan Bruges – 1X
14) Opération – AZ St Jan Bruges – 1X
15) Placement chirurgical de tuyaux de dialyse – AZ St Jan Bruges – 1X
16) Soins intensifs cardio – St Elisabeth Turnhout – 1X
17) Urgence soins intensifs anémie (leucémie) – St Elisabeth Turnhout – 1X
18) Urgence soins intensifs – St Elisabeth à Herentals – 1X
19) Opération du coeur – AZ St Jan Bruges
20) En date du 14 mai 2009 il a dû, en raison de problèmes cardiaques, consécutifs entre autre au manque de médication et un traitement insuffisant,  être admit en urgence à l’hôpital AZ Sint Jan Bruges, mais la direction de la prison a émis un avis négatif 1 jour avant l’admission sur base du rapport du PSD, pour empêcher cette admission.

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2 Responses to “LES MURS DE LA HONTE”

  1. Morkhoven Says:

    Marcel Vervloesem : prisonnier en Belgique, mais héro en Italie

    Samedi, novembre 14, 2009

    SOS Antiplagio parlera de Marcel Vervloesem, prisonnier politique belge et héro des organisations de la protection de l’enfance en Italie, lors d’une conférence à Novare, le 20 novembre 2009. L’initiative fait partie d’une série de conférences sur la maltraitance des enfants organisée par la fédération Moviemto per l’Infanzia dans 15 villes italiennes, à l’occasion du 20ième anniversaire de la « Journée mondiale des droits de l’enfant ». SOS Antiplagio parlera des réseaux pédocriminels et de Marcel Vervloesem, emprisonné en Belgique et objet de tortures couvertes par le ministère de la justice belge, après avoir exposé le réseau pédocriminel Zandvoort. Il est interdit tout congé pénitentiaire, officiellement pour prévenir qu’il ne revienne à ses enquêtes sur les réseaux pédocriminels.

  2. Morkhoven Says:

    Marcel Vervloesem en cellule d’isolement

    Le premier responsable dans cette affaire est le Ministre De Clerck, qui est informé aussi bien par l’avocat de Marcel Vervloesem que par moi-même.

    J’ai demandé au Ministre De Clerck de faire examiner les éléments suivants :

    1) La politique d’enterrement de l’affaire de pédocriminalité de Zandvoort. AUCUNE RÉPONSE
    2) La disparition au Tribunal de Turnhout en 2008 de pièces du dossier pénal de Marcel Vervloesem le disculpant et reconnu par le Haut Conseil de Justice. AUCUNE RÉPONSE
    3) La disparition reconnu par le Haut Conseil de Justice de 7 cd-rom’s de porno enfantine à La Cour d’Appel d’Anvers. Les cd-rom’s avait été transmis sur ordre du Roi (qui les avait reçu de l’ASBL Werkgroep Morkhoven)
    par le Ministre de la Justice d’antan, Tony Van Parys à la procureur générale Christine Dekkers. AUCUNE RÉPONSE
    4) Les 30 procès verbaux en matière de fait de mœurs avec enfants et mineurs dans lesquels est cité le demi-frère/accusateur de Marcel Vervloesem. Une copie des procès verbaux ont été transmis à la procureur générale Anversoise Christine Dekkers en octobre 2006. Aucune enquête n’a été menée et le demi-frère de Marcel Vervloesem à été promu Président de la Commission de Sécurité et de Justice de la Ville de Herentals. AUCUNE RÉPONSE
    5) La falsification du dossier médical de Marcel Vervloesem par le Service de Santé pénitentiaire du Ministère de la Justice. AUCUNE RÉPONSE
    6) La subtilisation du courrier de Marcel Vervloesem à la prison de Bruges. AUCUNE REPONSE
    7)L’arrêt durant plusieurs semaines de médication, kinésithérapie et de revalidation de Marcel Vervloesem à la prison de Bruges et ce après qu’il ait subît une lourde opération du cœur à L’AZ St-Jan. AUCUNE RÉPONSE
    8. Le refus du droit de visite à la prison de Bruges. AUCUNE RÉPONSE
    9) Les sanctions arbitraires à l’encontre de Marcel Vervloesem à la prison de Bruges. AUCUNE RÉPONSE
    10) Les 591 heures pendant lesquelles Marcel Vervloesem fût enchaîné à son lit d’hôpital, à la table d’opération, au le fauteuil roulant, aux gardiens, au brancard de l’ambulance. La lumière qu’on laissa allumé jour et nuit dans sa chambre. AUCUNE RÉPONSE
    11) L’enferment de Marcel Vervloesem dans une cellule d’isolation parce qu’il ne parvenait à convaincre l’ASBL Werkgroep Morkhoven d’éliminer certains articles publié sur Internet. AUCUNE RÉPONSE
    12) La lettre datée du 5 mars 2009 adressée à Marcel Vervloesem dans laquelle le Ministre lui communiqua que le Haut Conseil de Surveillance instiguerait quant aux conditions de détention de Marcel Vervloesem. L’enquête n’a jamais été ouverte. AUCUNE RÉPONSE
    13) La non application du décret d’application des articles 72 et de la loi en matière d’exécution de peine (libération pour raison de santé) parce que le Ministre ne les signe pas. AUCUNE RÉPONSE
    14) Les interminables controverses du Service Psycho Social (PSD) de la prison de Bruges à causes duquel les demandes de congés pénitentiaires de Marcel Vervloesem ont été bloquées pendant un an. AUCUNE RÉPONSE
    15) La dissimulation des rapports médicaux de Marcel Vervloesem par le PSD de Bruges à cause duquel le juge d’application des peines rendit une décision négative. AUCUNE RÉPONSE
    16) La falsification des données de la condamnation de Marcel Vervloesem par le PSD de Bruges dans lequel des “faits” ont été évoqués pour lesquels Marcel Vervloesem fut acquitté par la Cour d’Appel. AUCUNE RÉPONSE
    17) Le chantage commis par un membre de la direction de la prison de Bruge prétendant que la demande de congé pénitentiaire de Marcel Vervloesem ne serait pas prise en compte temps qu’il n’avouait pas les “faits”. AUCUNE RÉPONSE
    18) La manière dont le PSD de la prison de Turnhout a bloqué le dossier de Marcel Vervloesem et laissa sous entendre que l’équipe médicolégale-légale du professeur/psychiatre Cosyns de l’institut Universitaire d’Anvers en était responsable. AUCUNE RÉPONSE
    19) La subtilisation du courrier de Marcel Vervloesem une fois de plus à la prison de Turnhout. AUCUNE REPONSE
    20) Le témoignage et menace du psychologue du PSD de la prison de Turnhout vis-à-vis de Marcel Vervloesem après que l’ASBL Werkgroep Morkhoven publia des articles sur Internet concernant le mode de fonctionnement du PSD de Turnhout. AUCUNE RÉPONSE
    21) Le fait qu’à cause du témoignage du prénommé psychologue, qui exigea entre autres que Marcel Vervloesem reconnaisse les “faits”, (pendant qu’une procédure est en cours à la Cour d’Appel des droits de l’homme à Strasbourg) poussa Marcel Vervloesem au désespoir. AUCUNE RÉPONSE
    22) La liste de plus de 20 admissions d’urgence et d’opération de Marcel Vervloesem que le Ministre a reçu plus de 40 fois et qui ne laisse aucun doute quant à l’état de santé de Marcel Vervloesem. AUCUNE RÉPONSE
    23) Le témoignage du Ministre primant une Justice “équitable et humaine” les faits prouvent le contraire. AUCUNE RÉPONSE
    24) Le témoignage du Ministre dans son ‘Master-plan Justice’ qu’il est pour une politique carcérale dans des circonstances “humaines” les faits prouvent le contraire. AUCUNE RÉPONSE
    25) 90 Million d’euros gaspiller par l’État Belge parce que le Ministre ne fait pas bon usage de la surveillance électronique, d’alternative en matière d’application des peines, la libération de prisonniers gravement malade, la libération de gens qui (en attente de leur procès) sont déjà depuis plusieurs années en dentention préventive, etcétéra…
    AUCUNE RÉPONSE

    Jan Boeykens
    Président de l’asbl Werkgroep Morkhoven

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