Présomption d'abus sexuel sur mineure et enlèvement d'une avocate militante du droit des pères

photo populaire centre

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Avocate enlevée : 2e mise en examen
AP
26/12/2009 | Mise à jour : 20:28
Une femme de 52 ans soupçonnée d’avoir enlevé avec sa fille de 18 ans le 21 décembre à Paris une avocate a été mise en examen pour “enlèvement, séquestration sans libération volontaire” et placée en détention provisoire aujourd’hui, a-t-on appris de source judiciaire.
La suspecte avait été placée sous “observation psychiatrique” hier à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Sa fille avait également été mise en examen et placée en détention provisoire vendredi. Domiciliée à Paris, la quinquagénaire est soupçonnée par les enquêteurs de la Brigade criminelle d’avoir voulu se venger de l’avocate de son ancien mari dont elle a divorcé au début des années 2000.
Condamnée pour non représentation d’enfants, cette femme l’avait alors alors accusé d’attouchements sexuels. Le père avait finalement bénéficié d’un non-lieu mais ne voyait plus sa fille depuis plusieurs années. Celle-ci,  actuellement âgée de 18 ans, aurait participé à la demande de sa mère au kidnapping de l’ancienne avocate de son père.

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L’avocate enlevée à Paris raconte son calvaire
lefigaro.fr avec AFP
26/12/2009 | Mise à jour : 16:21
Crédits photo : AFP
Tombée dans un «traquenard», enlevée durant deux jours, l’avocate Pascaline Saint-Arroman Petroff explique que ses deux ravisseuses voulaient la faire «crever doucement».
Elles l’ont assommée, transportée dans le coffre d’une voiture, menacée d’une arme, «saucissonnée» le long d’un arbre, et lui ont promis de la faire «crever doucement». Quelques jours après avoir été enlevée par deux femmes, désireuses de s’en prendre à une «représentante de l’institution judiciaire», l’avocate Pascaline Saint-Arroman Petroff a raconté samedi une partie de son calvaire.
L’avocate dit être tombée dans «un véritable traquenard, très prémédité». Une femme a d’abord prétendue être une journaliste belge souhaitant l’interviewer avec une de ses collègues. «Je devais participer à une émission avec Christine Boutin et plusieurs personnalités européennes sur les problèmes de parentalité. Elles avaient extrêmement bien ciblé le sujet sur lequel je travaille actuellement et donné l’illusion d’être de vraies pros». Rendez-vous fut pris lundi à 18h30 à la Closerie des Lilas, un restaurant parisien.
«La journaliste que je retrouve me dit que nous devons finalement retrouver Christine Boutin au Fouquet’s, me propose très courtoisement de m’accompagner en voiture. Nous descendons au parking où une soi-disant seconde journaliste nous retrouve. Penchée pour poser mes affaires, je reçois un gros coup sur la tête», se souvient l’avocate. Ligotée et bâillonnée, face contre terre sous des couvertures dans un coffre de voiture, l’avocate a l’impression de «parcourir des tonnes de kilomètres».
Lors d’un arrêt sur un parking, elle tente d’alerte un passant qui s’est approché. «Une des femmes lui répond: c’est ma vieille mère, on l’emmène à l’hôpital, elle est en pleine crise».
«On va descendre tous les juges aux affaires familiales»
Au fil des heures, des mots et des prénoms prononcés, Me Saint-Arroman Petroff parvient à identifier ses ravisseuses: l’ex-femme «ultra-procédurière et violente» d’un homme dont elle avait été l’avocate il y a plusieurs années dans une procédure de divorce, et la fille du couple, désormais jeune femme. «Un droit de visite avait été accordé au père, lequel d’ailleurs a été faussement accusé d’agressions sexuelles», explique-t-elle au Populaire. «La gamine avec une violence extrême, me disait:

«Tu es le début du chaînon, on va descendre tous les juges aux affaires familiales, ensuite les juges pour enfant et la brigade des mineurs»».
Les deux femmes, brandissant une arme, lui ont exposé leur «plan»: «Ça te ferait trop plaisir de partir d’un coup de pistolet, on va te faire crever doucement». Conduite dans une forêt enneigée en pleine nuit, dans un endroit «prévu à l’avance», l’avocate est abandonnée, ligotée à un arbre. «Elles ont affirmé m’avoir administré un somnifère pour que je n’aie pas la force de me battre tout en ayant conscience de mourir». «Avec l’énergie du désespoir», Me Saint-Arroman Petroff a finalement défait une partie de ses liens et rejoint un village où des habitants l’ont accueillie.
La plus jeune ravisseuse a été mise en examen vendredi pour «enlèvement et séquestration sans libération volontaire» et placée en détention provisoire. Sa mère a été placée en «observation psychiatrique» et son sort dépendra des conclusions d’examens médicaux. «C’est sûr qu’elle a un côté hystérique, très dangereux qui relève de la psychiatrie mais elle n’est pas du tout irresponsable, ce traquenard était très intelligemment monté», affirme aujourd’hui l’avocate.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/12/26/01016-20091226ARTFIG00306-l-avocate-enlevee-a-paris-raconte-son-calvaire-.php
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Mystérieux enlèvement d’une avocate en plein Paris
Christophe Cornevin et Cyrille Louis
24/12/2009 | Mise à jour : 11:51
Kidnappée lundi, Me Saint-Arroman Petroff a finalement été retrouvée. Deux femmes ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi en Ile-de-France.

La haine recuite de clientes exaspérées par le suivi d’un contentieux familial serait à l’origine du mystérieux enlèvement d’une avocate en plein Paris. Considérée comme «sensible» et confiée d’emblée à la brigade criminelle, l’affaire démarre lundi dernier : en soirée, Me Pascaline Saint-Arroman Petroff, avocate spécialisée dans les affaires familiales, se rend à un dîner à la brasserie de La Closeries des Lilas, fleuron de la restauration du quartier du Port-Royal, où elle a rendez-vous avec des personnes se présentant comme des journalistes belges travaillant pour la télévision.

Avant même de rejoindre l’établissement, elle est accostée par deux femmes puis embarquée de force dans une voiture avant d’être entraînée vers une destination inconnue. Elle n’a pu échapper à ses énigmatiques «ravisseurs», dans des circonstances encore confuses, que dans la nuit de mardi à mercredi : vers deux heures du matin, elle a réussi à trouver refuge chez des particuliers établis dans l’Oise.

Au total, sa séquestration a duré une journée et demie, durant laquelle l’avocate a été ligotée à un arbre, au beau milieu d’un bois, par un froid glacial. Ses agresseurs l’ont maltraitée, si bien qu’elle s’est vu délivrer trois jours d’interruption temporaire de travail. Selon ses premières déclarations, un différend lié à l’un de ses dossiers serait à l’origine de ce rapt.
Sitôt le rapt connu, le domicile de la victime a été perquisitionné en présence de Philippe Lucet, secrétaire général du Conseil de l’ordre des avocats. Dans le même temps, les enquêteurs se sont lancés sur la piste des deux ravisseuses présumées qui, mercredi soir, demeuraient introuvables.

Inscrite au barreau de Paris, Me Saint-Arroman Petroff est spécialisée dans le droit de la famille et s’investit tout particulièrement dans les affaires de séparations conflictuelles. À ce titre, elle est intervenue lors du très médiatique procès de Xavier Fortin qui, en mars dernier, avait comparu au tribunal de Draguignan pour «non-représentation» de ses deux fils Okwari et Shahi Yena. Au grand dam de leur mère, ceux-ci étaient partis vivre avec lui en Ariège à l’issue d’un divorce douloureux et n’avaient, depuis lors, pas donné signe de vie.

Très engagée dans la lutte pour la reconnaissance des prérogatives paternelles en cas de séparation, Me Saint-Arroman Petroff collabore régulièrement à l’association Justice parité parentale, que préside son propre époux. À plusieurs reprises, elle est aussi intervenue pour SOS Papa.  La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne a interpellé, dans la nuit de mercredi à jeudi, deux femmes suspectées de cet enlèvement et «sans doute liées à un dossier » de Me Saint-Arroman Petroff.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/12/24/01016-20091224ARTFIG00012-mysterieux-enlevement-d-une-avocate-en-plein-paris-.php

En aucun cas, le recours à la violence n’est légitime ceci est un préalable…

Qu’il s’agisse de la violence exercée sur un adulte que celle à fortiori exercée sur un enfant

Dans cette affaire nous aimerions comprendre pourquoi une mère et sa fille s’en sont prises brutalement huit ans plus tard  à l’ex-avocate (1) du père ?

Nous remarquons que comme dans un certain nombre d’affaires de divorces conflictuels certains ingrédients sont présents :  présomption d’attouchements sexuels de la part du père sur l’enfant,  décision de justice rendue en faveur du père, non présentation d’enfants par la mère.

Cette jeune fille avait donc dix ans à l’époque et était donc mineure, présumée victime d’attouchements sexuels de la part de son père, raison pour laquelle peut-être sa mère l’aurait soustraite à son père ?

Si cela s’avérait exact, nous savons tous que  les dégâts causés aux mineurs victimes d’abus sexuels et à leurs parents protecteurs sont immenses. Lorsque ni l’enfant ni le parent protecteur ne sont soutenus, protégés et reconnus par la justice dans leurs calvaires, et qu’au contraire ils deviennent l’objet d’emprisonnement, de placement, de traitement psychiatrique abusif ,  il arrive parfois alors que tout dérape.

Alors dans cette “affaire sensible” s’agirait-il d’un cas d’abus sexuel sur mineur n’ayant pas été reconnu comme tel par la justice ?   En tout cas l’information qui a été délivrée par la presse étant partielle, nous nous interrogeons sur la possibilité qui nous ait laissé de comprendre ce dont il s’agit réellement ?

(1) Cette avocate militante active dans la défense des droits des papas est l’épouse du président de l’association Justice-Papa Parité parentale.  Sur son site professionnel on peut trouver des écrits concernant le “syndrome d”aliénation parentale” pourtant très controversé par la communauté scientifique des psy et  inventé par le Docteur Richard Gardner (2) .

(2) Ce syndrome a été attribué par des psy experts auprès des tribunaux principalement à des femmes qui lors de séparations conflictuelles protégeaient leurs enfants disant avoir été abusés sexuellement par leurs pères.  On sait aussi que les enfants se mettent à parler dès qu’ils se sentent en sécurité et hors d’atteinte de leurs abuseurs ce qui explique que les faits soient révélés au moment du divorce ou de la séparation. Aux USA l’utilisation du syndrome (dénommé PAS) par les experts a eu pour conséquence d’ influencer  de nombreux magistrats à confier aux parents abuseurs, des enfants disant avoir subi des abus sexuels. Cette thèse non scientifique, minoritaire en France y progresse depuis peu, portée par des associations et certains psy. Elle a été dénoncée par la NOW. Richard Gardner est mort suicidé d’une vingtaine de coups de couteau dans le corps” en 2003 .

Richard GardnerVoici quelques morceaux choisis d’écrits de Gardner concernant la pédophilie qui  incitent pour le moins à la prudence quant à l’utilisation de son “syndrome” lors de divorces conflictuels où un parent soutient son enfant présumé avoir été abusé par l’ex- conjoint.

“Pour Gardner (1992, pp. 670-671), les activités sexuelles entre adultes et enfants font partie du répertoire naturel de l’activité sexuelle humaine. Il croit même que la pédophilie peut améliorer la survie de l’espèce humaine en servant des « buts procréateurs » (1992, pp. 24-5) (2). Selon Gardner (1992, p. 593), « la pédophilie a été considérée comme la norme par une vaste majorité de gens dans toute l’histoire du monde » et « c’est une pratique largement répandue et acceptée par, littéralement, des milliards de gens ». Gardner (1986, p. 93) croit que les enfants ont spontanément des comportements sexuels et peuvent initier des rencontres sexuelles en « séduisant » l’adulte. De plus, Gardner (1992, pp. 670-71) soutient qu’une agression sexuelle n’est pas nécessairement traumatisante ; ce qui détermine un éventuel traumatisme chez l’enfant, c’est l’attitude de la société envers ces rencontres sexuelles. En conséquence, Gardner (1992, p. 593-4) considère que notre société a une attitude excessivement punitive et moralisatrice envers ceux qui actualisent leurs pulsions pédophiles (Voir la section « L’épreuve des faits »).”

* “The sexually abused child is generally considered to be the victim, though the child may initiate sexual encounters by “seducing” the adult”. Gardner, R.A. (1986), “Child Custody Litigation: A Guide for Parents and Mental Health Professionals”, Cresskill, NJ : Creative Therapeutics, p 93.

=>Traduction : “L’enfant victime d’agressions sexuelles est généralement tenu pour une victime alors que l’enfant peut perfaitement initier des rencontres sexuelles en ‘séduisant’ l’adulte”.

* “Some children experience high sexual urges in early infancy and the normal child exhibits a wide variety of sexual fantasies and behaviors, many of which would be labeled as `sick’ or `perverted’ if exhibited by adults” ( Gardner, R.A. (1991, Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, p. 12).

=>Traduction : “Certains enfants expérimentent de puissants désirs sexuels dès le plus jeune âge et l’enfant normal présente une grande variété de fantasmes et comportements sexuels qui seraient taxés de ‘pathologiques’ ou ‘pervers’ s’ils étaient le fait d’adultes”.

* “There is good reason to believe that most, if not all, children have the capacity to reach orgasm at the time they are born.” (Gardner, R.A. (1992), True and false accusations of child sex abuse, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics. p 15)

=>Traduction: “Nous sommes fondés à croire que la plupart, sinon tous les enfants, ont la capacité d’atteindre un orgasme dès leur naissance”.

* “He has to be helped to appreciate that, even today, it is a widespread and accepted practice among literally billions of people. He has to appreciate that in our Western society especially, we take a very punitive and moralistic attitude toward such inclinations. He has had a certain amount of bad luck with regard to the place and time he was born with regard to social attitudes toward pedophilia”, Gardner R. A., “True and false accusations of child sex abuse”, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics. 1992, p. 593.

=>Traduction (parlant du père incestueux): On doit l’aider à reconnaître que, même aujourd’hui, [la pédophilie] est une pratique largement répandue et acceptée, littéralement, par des milliards de gens. Il doit considérer que, dans notre société occidentale en particulier, nous avons une attitude très punitive et moralisante envers de telles tendances. En fait, il a simplement été quelque peu malchanceux d’être né en ce lieu et en cette époque pour ce qui est des attitudes sociales à légard de la pédophilie.”

* Gardner, Richard, A. (1991) “Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited”, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics
* Gardner, Richard, A. (1992) “True and false accusations of child sex abuse”, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics
* Gardner, Richard, A. (1986) “Child Custody Litigation: A Guide for Parents and Mental Health Professionals”, Cresskill , NJ : Creative Therapeutics.

Sources :
http://www.antipedophil.fr/Les-articles/Syndrome-d-alienation-parentale.html
http://sisyphe.org/spip.php?article296
http://sisyphe.org/spip.php?article3118
http://sisyphe.org/spip.php?rubrique82/
http://www.cincinnatipas.com/dr-richardgardnerautopsy.html

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